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Critique pour Mémoires d’un sablier

Publié le 12 mai 2017 à 01h00 | Mis à jour le 12 mai 2017 à 01h00

Quand le réel et l’irréel se côtoient

Mémoires d'un sablier, coproduction de La Tortue Noire... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Mémoires d’un sablier, coproduction de La Tortue Noire et de la Luna Morena, est issue d’un mariage entre théâtre d’objets, marionnettes, jeu d’acteurs, ombres et projections.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Ma Presse

Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Qui n’est pas soucieux du temps ? Du temps qui passe au quotidien et qui au fil des ans, laisse des traces sur le corps, sur la mémoire. La Tortue Noire, compagnie de la région, et la Luna Morena, compagnie du Mexique, se sont unies afin de donner vie à Mémoires d’un sablier. Pendant deux ans, elles ont oeuvré à créer une pièce poétique dont le thème est sans frontières.

La seconde coproduction entre le Mexique et la région est inspirée du thème du temps. Dans une mise en scène de Miguel Angel Gutiérrez, quatre acteurs également manipulateurs d’objets et de marionnettes (Martin Gagnon, Andrée-Anne Giguère, Dany Lefrançois et Sara Moisan) s’exécutent dans une chorégraphie parfaite d’environ une heure.

Jeudi soir, la première de trois représentations offertes en avant-première, a été présentée devant une assistance respectable au Petit Théâtre de l’UQAC.

En début de représentation, la salle est plongée dans le noir. Un souffle se fait entendre. Un faisceau lumineux qui balaie la salle confirme la présence des acteurs. Puis, ils apparaissent sur scène.

Mémoires d’un sablier est composée de sept tableaux qui transportent le spectateur dans des univers qui semblent issus d’un mélange de réel et d’irréel. La pièce est ponctuée d’extraits de 58 indices sur le corps, un texte du philosophe français Jean-Luc Nancy.

Mémoires d’un sablier, c’est un mariage entre théâtre d’objets, marionnettes, jeu d’acteurs, ombres et projections. Une production complète à laquelle la création sonore de Guillaume Thibert ajoute en force.

Au cours de la présentation, un grand nombre d’objets est mis à contribution, manipulé de mains de maître.

Tout, même une tête, sert d’écran aux projections et manipulations vidéos réalisées par Andrée-Anne Giguère.

La marionnette grandeur nature conçue par le sculpteur saguenéen Kevin Titzer fascine, tout comme la façon dont elle est manipulée. Dany Lefrançois lui prête ses jambes et un bras, mais c’est avec l’aide de ses collègues qu’elle prend vie devant nos yeux.

Ce temps qui passe, cette vie qui naît, qui apprend, puis qui s’évanouit, est incarné par une marionnette devant laquelle on s’émerveille.

« L’idée du passage du temps transcende les philosophes et devient une obsession pour les humains en chair et en os. La chair est le canevas préféré du temps, où il dépose son souvenir comme un graffiti réalisé pendant le songe éternel », affirme le metteur en scène.

Mémoires d’un sablier sera présentée en avant-première vendredi 12 mai et samedi 13 mai à 20 h, au Petit Théâtre de l’UQAC. Pour réservation, 418-698-3403

La première officielle aura lieu dans le cadre du Festival international des arts de la marionnette à Saguenay qui se tiendra en juillet prochain.

 

À propos du petit cercle de craie

 

 

 

Article le Quotidien

 

 

 

La force des liens du sang

Le Devoir

FIAMS
Fouiller l’âme des objets
27 juillet 2015 | Michel Bélair – Collaborateur à Saguenay | Actualités culturelles
Sur une scène de théâtre, on le sait, les objets ont une âme… mais elle endosse toujours la couleur de ceux qui les portent.

Les marionnettes ne parlent pas qu’aux enfants. On en a fait la preuve de multiples façons au fil des trois jours intenses et de la bonne douzaine de spectacles vus au Festival international des arts de la marionnette à Saguenay (FIAMS). Premier survol rapide.

(…)
Souhaitons qu’un diffuseur d’ici ait vu ce spectacle exceptionnel…

On formule d’ailleurs le même souhait pour Le petit cercle de craie, la plus récente production de la Tortue Noire qui s’adresse aux jeunes de 12 ans et plus. Cette version théâtre d’objets du Cercle de craie caucasien est une réussite totale pour Sara Moisan et son équipe, elle qui joue et signe la mise en scène et l’adaptation avec Christian Ouellet. Pas évident en effet de réussir à faire sentir l’âme du texte de Brecht en une heure avec des boîtes de bois, des poupées, des photos encadrées, des figurines en plastique et des morceaux de tissu. D’autant plus que la fameuse distanciation s’écrit ici sur une trame humoristique qui plaira sans doute aux préados, auxquels s’adresse le spectacle, tout en collant au sens de l’histoire. Bravo.

Café, boulot, Dodo

Citations tirées du commentaire de Paule Therrien à l’émission Café boulot Dodo du 10 avril 2015, d’ICI radio-canada, Première.

« C’est orchestré comme un ballet. C’est Sara Moisan aussi qui a fait la mise en scène. Il y a beaucoup de gens qui ont collaboré autour d’elle et il faut le dire, c’est vraiment formidable d’inventivité, d’évocation. On fait vivre les personnages du récit qui se déroule d’ailleurs dans le Caucase, dans sa grande nature, avec toutes sortes de choses; que ce soit des cadres, des livres, des bibelots, des chiffons, des chapeaux. C’est très amusant. »

« Moi j’adore Brecht parce qu’il nous permet d’aller un peu partout, il permet de grandes choses. Et c’est ce que réussissent vraiment de for belle façon les deux comédiens pour Le petit cercle de craie ».

« Tout le monde peut s’y retrouver parce qu’il y a quelque chose qui ramène à l’essentiel, à l’enfant qui est en nous. Et tout le monde était suspendu à leurs lèvres et à leur histoire. »

 

À propos du Chaperon rouge

À propos du Grand Oeuvre

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